L’Anartiste

0

Avec un nom comme ça, ce nouveau lieu de vie toulousain ne pouvait que nous plaire.

Petit tour dans le Larousse pour le kiff’ : « anarchiste : qui rejette toute autorité, toute règle », « artiste : personne qui a le sens de la beauté et est capable de créer une œuvre d’art ». Bref, tout nous quoi.

Surtout qu’en 2002, j’ai dit à mon père que non, j’arrêtais définitivement de manger les petits pois qu’il mettait de force dans mon assiette (+1 pour l’anarchisme). La même année, j’offrais à ma mère une sculpture en pâte à sel (+1 pour l’œuvre d’art). La création d’un bar à notre effigie (+1 pour le melon) nous a donc mis en émoi.

L’Anartiste. Je devrais arrêter l’article ici, car le nom à lui seul justifie ta présence sur les chaises dépareillées de cet endroit tellement cosy que tu te sens dans ta maison.

En déambulant rue des Couteliers, je tombe tout à coup face à une enseigne faite à la main, sur ce qui semble être un ancien volet. D’entrée, avec la récup, les patrons cherchent à me séduire. Ils ont réussi, je pousse la porte. Je découvre alors un endroit assez grand pour t’installer avec tes amis, assez petit pour que tu te sentes bien.

Des jeux de société posés nonchalamment au fond de la pièce, près de quelques livres qui n’attendent que toi. Trois mecs qui papotent ensemble autour de tasses de café fumantes, une fille qui bosse au fond de la pièce sur son ordinateur, un couple – et leur bébé – qui déguste des bières au comptoir. Non, je te vois venir : le bébé ne buvait pas un demi. Et encore, j’ai trempé un doigt dans une bière à l’âge de trois ans et j’ai quand même eu mon bac.

La musique calme en fond sonore apaise immédiatement et tranche définitivement avec l’effervescence du centre-ville ce samedi après-midi. Cet endroit fait du bien, à toi mais aussi à la planète. En effet, les produits proposés sont locaux, frais, et pour la plupart issus de l’agriculture biologique : les gâteaux que tu mangeras pour ton gouter, la soupe et les petits plats faits-maison que tu dégusteras à midi, et même le café torréfié par la très célèbre Brûlerie des Filatiers.

À la fois salon de thé, restaurant du midi, bistrot de fin de journée, ce nouvel endroit toulousain est un véritable lieu de vie. Ils ne veulent visiblement pas que je m’y installe pour y couler des jours heureux, donc ils n’ont pas ajouté l’option « hôtel », et ils ont eu raison parce que me supporter tous les jours crée chez certaines personnes des dépressions chroniques.

C’est typiquement le genre d’endroit dans lequel je veux faire des réunions informelles de travail avec la Boudu Team, des parties de Monop’ interminables avec mes potes, et refaire le monde avec une amie.

Et même le genre d’endroit dans lequel je veux boire un latte toute seule pour réfléchir aux questions existentielles de ma vie – type « pourquoi le réveil a besoin de sonner une demi-heure pour que l’information arrive enfin à mon cerveau ? ».

Bref, si t’es comme nous un peu anartiste sur les bords, mais surtout que tu aimes les endroits qui rendent Toulouse formidable, vas-y les yeux fermés. Enfin ouvre-les un peu pour observer la déco beaucoup trop stylée.

Pour trouver cet endroit

13, rue des Couteliers, 31000 Toulouse
05 34 41 28 55
Google Maps 

Boudu-writer

Sophie

Sophie

Rédactrice web et attachée de presse qui pratique la lecture, le voyage et le sommeil à outrance.

Pas de commentaire

Ça pourrait te plaire !