Les fils à maman

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BPHFilsamaman
Moi, quand j’entends « Fils à Maman », je vois une sorte de Tanguy-nœud papillon à pois, les cheveux gominés, des petites lunettes rondes et un sourire sans carie option tête à claque. Tu vois le genre ? Je suis donc entrée dans ce restaurant la tête pleine de clichés. Quelle ne fût pas ma surprise lorsque je vis une salle remplie de gens normaux ! Mais, vas-tu me répondre avec justesse,

c’est quoi, « des gens normaux » ?

Nous avons le regret de t’annoncer que non, nous ne disserterons pas aujourd’hui sur le sens du mot normalité. Cela ferait bien trop plaisir à mon ancien prof de philo, et loin de moi cette idée. Je n’ai pas attrapé le syndrome de Stockholm en me prenant d’affection pour mon bourreau.

Par contre, j’ai récemment découvert un autre syndrome : le syndrome de Boudu, qui consiste à se prendre littéralement d’affection pour la personne en charge de la décoration d’un restaurant. Je parle ici directement à celui ou celle qui s’est occupé de décorer « Les Fils à Maman » : pouvez-vous venir redécorer ma chambre, mon appartement, ma rue, ma vie ??

Un subtil mélange entre style industriel et retour en enfance et des briques roses:
un orgasme oculaire à l’état pur.
Tu te sens bien, tu te sens heureux, un peu comme si tu étais téléporté dans un épisode des Minikeums.
Donc tu t’assois sur une chaise (jusque là, tout va bien), et un gentil serveur qui sourit t’apporte la carte. Et là,en lisant le nom des plats tellement drôles, tu veux acheter toute la carte. Seulement, la nature ne t’a pourvu que d’un seul estomac. Donc tu dois choisir. C’est dur, très dur.

« Une soupe du jour qui fait grandir » quand tu mesures 1m60, c’est plutôt tentant. Mais tu prends le magret au porto, parce que le magret, il n’y a que ça de vrai. Et tu te dis que c’est sûrement un des meilleurs magrets que tu as mangé à Toulouse. Niveau retour en enfance, les croquettes de Babybel, le croque-monsieur au Kiri et le risotto aux coquillettes assureront avec brio ton voyage dans le temps. Tu peux aussi, si tu viens pour le brunch dominical, tester le muffin salé et sentir ton palais danser la samba tellement c’est délicieux.

Maintenant, nous allons évoquer ensemble un sujet sérieux. Très sérieux. Le dessert.
Toutes les cartes proposent désormais un fondant au chocolat, un banofee, une panacotta aux fruits rouges…Bon, c’est plutôt mignon, mais ça frise l’overdose de routine, tout ça.

Il nous fallait du changement. Et le changement, c’est maintenant. LE TIRAMISU AU KINDER. Béni soit celui qui a eu cette idée de génie. Un Kinder peut sauver le monde. Un tiramisu aurait pu transformer Hitler en Petit Ours Brun. Alors imagine les deux réunis ? Tu as du mal à t’imaginer ? Nous comprenons. Il faut le goûter pour le croire.
Et si je te dis « Cheesecake à l’Oreo », « Crème brûlée au Carambar », « Sablé au Petit Lu », tu dis quoi ? Tu ne dis rien, on sait. Tu as juste déjà envie d’y être.

Où le trouver

Entre Palais de Justice et les Carmes,  1 rue Pharaon.
Pour réserver tu appelles au 05.62.26.40.12 et tu oublies pas de dire
bonjour et merci sinon tu seras privé de dessert.
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Sophie

Sophie

Co-fondatrice de Boudu Toulouse & chroniqueuse art de vivre pour L'Opinion Indépendante. Aime les mots, les gens, le café et la Burrata.

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