Impro-ciné par la Bulle Carrée

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BPHBullecarrée

Chaque année, je me dis « cette année, tu vas donner une autre impulsion à ta vie : aller plus au théâtre, te rendre au moins une fois à l’opéra pour savoir jusqu’où sont capables d’aller tes tympans, prendre des cours de salsa, de tango ou de rock acrobatique » etc etc etc. Et chaque année, même constat : j’ai demandé un crédit à la banque à chaque fois que j’ai été au cinéma ; j’écoute encore la même musique sur Deezer donc mes tympans sont devenus potes avec les pubs balancées toutes les deux chansons; j’ai toujours l’air d’un balai espagnol lorsque mon corps croise le chemin d’une piste de danse (si toi aussi ton sens du rythme équivaut à celui d’une huître Marenne d’Oléron, contacte moi et on pourra pleurer ensemble) (oui, je connais toutes les variétés d’huître parce que j’ai fait un BTS Fruits de Mer ).

J’envie tous ces gens qui disent : « cette année, je vais faire ça » et qui le font vraiment. Mais moi, je sais faire le bruit du cheval au galop en claquant ma langue contre mon palais. Chacun ses talents.

Mon rapport aux salles de théâtre se résumait plus ou moins aux pièces de Molière que l’on allait voir chaque année du CM2 à la terminale. Je suis rentrée dans la salle avec une boule au ventre : et si les acteurs n’arrivent pas à improviser, si leurs blagues ne fonctionnent pas, comment on va faire ? Ils vont se sentir mal, moi aussi, je ferais quoi, je me forcerais à rigoler ? J’applaudirais même si c’est pas drôle ? Oui, je te l’accorde, parfois, faire preuve d’empathie, ça peut être destructeur.

En réalité, j’ai rigolé du début à la fin, et sans me forcer. Les interactions permanentes des acteurs avec le public donnent une autre dimension au spectacle, le rendu est carrément vivant. La première partie du spectacle est faite de petites scènes d’improvisation qui sont lancées par le public (donc, par toi !), chacune à partir d’un mot. Par exemple, un des gentils spectateurs propose le mot « frigo » et les cinq improvisateurs se retrouvent avec le fabuleux thème suivant : « Frigo, à la manière d’un film d’action ». Si tu te demandes comment ils font pour s’en sortir malgré ça, arrête de suite : je me le demande encore. Mais s’en sortir, ils le font avec brio. C’est drôle, c’est frais, spontané, sans texte préalablement préparé et cela fonctionne à merveille.

Après la deuxième partie, je suis sortie avec des abdos en béton tellement j’ai rigolé : des doublages de scènes de film. Les acteurs se retrouvent face à des scènes de films de quelques minutes, qu’ils n’ont jamais vues, et sans le son. Dotés uniquement d’un micro et de leur sens de l’humour, ils se retrouvent à doubler la voix des personnages.
Tu exploses de rire à chacune de leurs répliques décalées.
Et si jamais tu veux exploser de rire le plus vite possible, sache que la prochaine, c’est ce samedi, et que tu peux gagner des places ici  ! Les soirées télé, c’est démodé, maintenant, on va à la Bulle Carrée (bientôt dans vos librairies : le boudu-recueil de rimes pourries).

Découvrir le concept


Au Manding’Art, 1bis rue du docteur Paul Pujos,
(entre Marengo et Jolimont)
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Lien pour réserver 

Crédit photos : photolosa et ekhinoe

Boudu-auteur

Sophie

Sophie

Co-fondatrice de Boudu Toulouse & chroniqueuse art de vivre pour L'Opinion Indépendante. Aime les mots, les gens, le café et la Burrata.

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