Jour de marché

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​Il y a environ trois ans, je marchais gaiement avec une personne dont j’ai oublié l’identité lorsque, soudain (suspens), je m’arrêtais devant un restaurant en criant (toujours dans la demi-mesure) : « il faut absolument que j’aille tester ce restaurant ». J’avais vu sa taille humaine, son mur en briques toulousaines, sa carte élaborée et surtout son nom « Jour de Marché ». Ce nom qui évoque le panier rempli de bonnes choses que tu ramènes fièrement du marché le samedi matin. Sauf qu’il faut se lever le samedi matin mais ça c’est un autre problème. Et cuisiner. ​Ça c’est un deuxième autre problème. ​Alors, quand quelqu’un d’autre le fait pour moi, bizarrement, je prends.​ ​Bref, il aura fallu que nous annoncions sur notre compte Instagram la sortie prochaine de notre guide sur Toulouse (danse de la joie) pour qu’un gentil abonné nous conseille d’aller y manger, et que je me rappelle qu’il était dans ma liste des restaurants toulousains à tester depuis environ un million d’années.

D’emblée, Jour de Marché avait tout pour nous séduire : les briques toulousaines donc, un nom gage de produits frais, une carte courte et travaillée, une jolie charte graphique ​tout en simplicité​, à l’instar de sa décoration intimiste et épurée. Sachez d’ailleurs que j’ai failli repartir avec la belle table en bois sur laquelle j’ai mangé mais qu’elle ne rentrait pas dans mon sac à main. La prochaine fois, je viens en utilitaire.

Huîtres, tartines de champignons au parmesan, oeuf parfait, couteaux en persillade…Les entrées font saliver. Nous prenons la décision de partager les gyozas au chèvre (j’fais l’experte, là, mais en vrai je ne savais pas que c’était des ravioles) avec un seul regret : les avoir partagées.

En plat, ​​ton choix doit se faire entre quelques viandes et du poisson. Ce soir-là, je n’ai pas envie de poisson et je ne suis pas une grosse viandarde. Vous avez dit relou ? Les choses se corsent donc pour moi ​(le suspens est insoutenable, on s’croirait dans La Casa de Papel : mais que va-t-elle choisir ?). J’opte pour…. le cochon noir de Bigorre au Serrano, avec la peur de ne pas finir mon assiette. Tu parles. J’aurais du commander deux plats. Le cochon est délicieux, tellement bien cuisiné que la presque végétarienne que je suis en voulait encore.

Et on en parle de la purée de carotte à la vanille ? Oui, on en parle. On va même écrire un livre dessus tellement elle était bonne. Cela s’appellera « la purée de carotte à la vanille du restaurant Jour de Marché ». Ce futur best-seller racontera l’histoire d’une carotte qui tombe amoureuse d’une gousse de vanille. L’intrigue se déroulera dans un restaurant toulousain où l’amour que le chef a pour ses produits se ressent dans chacune des assiettes. Futur Prix Goncourt, moi ​j’te l’dis.

Jour de Marché est résolument le genre de restaurants qui ne peut pas te décevoir. Autour de nous étaient attablés des couples, des familles, une groupe d’amis qui recommandent des bouteilles de vin en riant, et qui recherchaient certainement tous la même chose que nous : des produits de qualité, des plats joliment travaillés, un accueil chaleureux, prévenant et discret.

Merci à Spatule Prod pour les photos. Telle une blogueuse professionnelle et aguerrie, je n’avais pas pris mon appareil. Bravo moi.

Pour trouver cet endroit

​4 place de Damloup, 31000 Toulouse
05 62 16 99 80
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Boudu-writer

Sophie

Sophie

Rédactrice web et attachée de presse qui pratique la lecture, le voyage et le sommeil à outrance.

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