Cuisine Sans Dépendance : le concept unique du chef Yannick Delpech

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A 24 ans, Yannick Delpech devenait le plus jeune chef étoilé de France. Au même âge, moi, j’apprenais à faire des pâtes sans brûler une casserole. Ainsi va la vie.
Depuis, Yannick Delpech a bien grandi. Il a tout d’abord continué à partager son incroyable savoir-faire dans son restaurant L’Amphitryon à Colomiers, pour lequel il a été étoilé. Mais ce pâtissier d’origine (cela ne veut rien dire, on te l’accorde, on ne nait pas pâtissier, personne n’est sorti du ventre de sa mère accompagné d’une tarte tatin caramélisée, mais t’as compris l’idée) a également ouvert Sandyan, à la fois pâtisserie désormais emblématique à Toulouse mais aussi « cuisine de rue » (qui va rouvrir prochainement, reste connecté). Il s’est aussi associé pour ouvrir La Cantine Française, un bistrot chic du Centre Commercial Fenouillet.

Et nous aimons profondément cela. Si tout le monde ne peut pas se permettre d’aller dîner dans un restaurant étoilé, il est possible de découvrir les talents culinaires de ce véritable passionné, acharné de travail, grâce à Sandyan et La Cantine Française.

Avec Cuisine Sans Dépendance, Yannick Delpech a décidé d’aller encore plus loin, là où personne n’est jamais allé. Géographiquement, tout d’abord, car ce nouvel « établissement » se situe à Gaillac dans le Tarn. Mais aussi en se créant un concept sur-mesure, qui bouleverse les codes en revenant à l’essentiel.

Cuisine Sans Dépendance : c’est quoi, l’essentiel ?

Nous sommes tous d’accord : l’essentiel, c’est manger. Cela tombe plutôt bien, car c’est bien de cela qu’il s’agit lorsque l’on arrive à Cuisine Sans Dépendance. Mais pour un chef, l’essentiel est de partager. On ne cuisine pas pour les autres si l’on n’est pas généreux. Yannick Delpech pousse ici sa générosité à l’extrême en décidant d’accueillir ses clients…dans sa maison. Oui, tu as bien lu. Après avoir dîné à Cuisine Sans Dépendance, tu pourras dire à ta mère « désolée Maman, je ne t’ai pas répondu car je mangeais chez Yannick Delpech ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au rez-de chaussée de cette sublime bâtisse au cœur de Gaillac, ce tarnais d’origine (là, ça fonctionne) propose donc désormais une seule et unique table de 14 couverts, avec vue directe et dégagée sur sa cuisine ouverte. En revisitant à sa sauce le concept de table d’hôte, Yannick Delpech propose donc à partir du 13 septembre un menu surprise et unique en six plats, à raison de deux soirs par semaine.

Petite précision, et pas des moindres : ici, il fait tout. De l’accueil à la cuisine en passant par le service, Yannick Delpech est seul face à ses convives (lors du déjeuner de presse auquel j’ai eu la chance d’assister, il était donc seul face à douze femmes et, ne vous inquiétez pas, il est toujours en vie).

Cuisine Sans Dépendance : on mange quoi ?

Ici, le chef propose une cuisine simple mais élaborée. Parce qu’évidemment, on n’a pas tous la même définition du mot simple lorsqu’il s’agit de cuisine.
Par exemple, pour moi, « cuisiner simple » signifie « couper une tomate ». Pour lui, cela va se traduire par « anchois, ajo blanco, algues et houmous », « belle tranche de bœuf faux-filet et sa daube de poulpe » ou encore « tomates, rouget et langue d’oursins ». Tu as compris, les trois plats cités ici font partie du menu de ce fameux déjeuner de presse, et tu sais quoi ? C’était aussi délicieux que ça en a l’air.

Cuisine Sans Dépendance : le choix des produits

Si chacun des six plats étaient aussi savoureux, c’est tout d’abord grâce au talent de Yannick Delpech et à son imagination, mais aussi grâce au choix des produits qu’il utilise. Avec Cuisine Sans Dépendance, il a décidé de se rapprocher de sa terre natale, mais aussi de son héritage familial. Ses parents sont des producteurs tarnais, et ce sont eux qui fournissent les produits que tu retrouves ensuite dans ton assiette. Local, donc, et de saison, bien évidemment.  Son frère est producteur de vin, et fournit également cette table d’hôte atypique qui ne sert que des vins naturels issus de l’agriculture biologique.

Et qu’en est-il de cette fabuleuse huile d’olive présente dans notre amuse-bouche ? Il s’agit de celle qu’il utilise dans son restaurant étoilé L’Amphitryon, qu’il fait produire au Portugal. En parlant de l’Amphitryon, Yannick Delpech se servira d’ailleurs de Cuisine Sans Dépendance pour tester des plats qu’il proposera ensuite dans son restaurant étoilé. Une raison de plus pour courir à Gaillac (mieux vaut quand même venir en train ou en voiture, la douche n’est pas comprise dans le prix).

Cuisine Sans Dépendance : on vient pourquoi ?

On vient donc à Cuisine Sans Dépendance pour se laisser surprendre par la cuisine gastronomique de Yannick Delpech, pour découvrir un concept unique dans la région, pour manger dans la maison d’un chef étoilé, et pour partager (si on vient à deux, il faut en effet être conscient que l’on sera à table avec des gens que l’on ne connait pas, et nous trouvons d’ailleurs cela fantastique). On vient ici aussi pour se rappeler ce que « plaisirs de la table » veut dire.

Ce perfectionniste fait donc ici un sans-faute, tant sur le concept et la cuisine que sur la décoration. Avec l’architecte Cécilia Fébrer, il a créé un lieu magnifique dans lequel on se sent bien, où le bleu pétrole se marie parfaitement aux différents éléments vintages ou modernes –  certains ayant même été réalisés par le chef en personne.

Merci à Yannick Delpech pour l’invitation (et pour avoir rédigé la préface de notre livre qui sort le 27 septembre aux Editions Mardaga, hashtag placement de produit), et à Marine de Sweet Communication pour avoir parfaitement orchestré cela.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Informations très pratiques

Sur réservation uniquement via le site Internet de Cuisine Sans Dépendance
Prix : 65€ par personne (28€ l’accord mets-vins)
Lieu : Gaillac, près de la gare (l’adresse exacte est dévoilée par SMS seulement deux heures avant l’arrivée, il faut trouver…la lumière bleue)

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Sophie

Sophie

Rédactrice et entrepreneuse en herbe qui pratique la lecture, le voyage et le sommeil à outrance.

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